Voici D-R-U-N-K : le côté obscur de la force musicale électronique et Ghetto : son nouvel EP. Sa turbine.

Cette troisième sortie sur Police Records est un essai de musique électronique non-conventionnelle, un hymne au côté le plus étrange de la techno. Oly Grasset (moitié de Motor) aux commandes du projet, nous livre ici ses 5 morceaux ‘noir-modernes’ (ndlr : imaginaire new wave !), en commençant par Lab Monkey

Lab Monkey et la transcription sonore des cobayes chimiquement drogué dans les laboratoires pharmaceutiques les plus obscurs. Une expérience qui se déroule en 3 minutes et 7 secondes de panique et de déstructuration travaillée en guise d’introduction, 3 mins et 7 secondes d’abattement via des beats lourds, d’une rare puissance et d’un synthé qui agit comme une aiguille qu’on vous glisse sous la peau; un antalgique éphémère qui vous relance dans l’angoisse sur les dernières 30 secondes.

Lab Monkey se voit bouclé avec Ghetto, second track de l’EP à qui il doit son nom, D-R-U-N-K active là la turbine Ghetto. HitHats, snares et bruitages sont au rendez-vous et vous claquent dans la figure comme une ligne à haute tension. Un des tracks les plus dangereux de l’EP. Une composition équivalente à un Gaspar Noé dans ses moments les plus délirants… On croirait ainsi recevoir un second antalgique avec le début de Hooker, morceau mélancolique qui projette une scène en présence de ces femmes de la nuit arpentant les trottoirs, moins violent que son prédécesseur, mais toujours enivrant.

L’histoire ne dis pas si c’est l’heure à laquelle le morceau a été écouté, mais 5AM est le « druggy track » de l’EP faisant penser à une dose de MDMA avalée avant de prendre la route vers une destination inconnue. Une probable bande originale, pourquoi pas, à un ‘DRIVE’ plus sombre et plus tendu encore, ici le terme de « turbine » reprend tout son sens avec ces distorsions de sons enchaînées et une mélodie fracassante…  Le petit-frère de « Stress », morceau de la B.O de Bangalter pour Irreversible a décidément repris les mêmes lignes que son aîné pour nous livrer le même message.

Certainement le plus provocateur de l’EP, le morceau IllumiNAZI dont les beats pourraient être associés à des coups de Mauser Karabiner est à la fois expérimental, mené par un vocal féminin demandant  à ce que cela cesse. Mais quoi donc…?

Sur un fond de basses dubstep mais avec des beats techno prononcés, SexVox prend le relais. Un morceau idoine aussi bien à une scène érotique qu’à un moment de danse farouche en club, cadre Rectum (rèf. Irreversible).

Un EP en forme de mini album de 6 titres très ‘scénarisés’ que cet EP de D-R-U-N-K !  Un nec plus ultra pour tous les fuyards des dancefloors banals, un no-man’s-land musical qui finalement n’est en pas un, puisque administré par celui qui l’a fondé : D-R-U-N-K, ou la turbine dévastatrice.

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Here is D-R-U-N-K : electronic music’s dark side and Ghetto : his new EP. His turbine.

This new release on Police Records is an echo to anti-conventional music, a hymn to techno’s most abyssal dimension. Oly Grasset, commander of the Ghetto, delivers us his 5 mordern-dark tracks, beginning with Lab Monkey.

Lab Monkey or the sound transcription of the chemically mistreated “guinea pigs” in the darkest labs. An experiment taking 3 minutes and 7 seconds. 3 mins and 7 secs of disintegration and panic precisely worked out as an introduction, 3 mins and 7 seconds of exhaustion via mighty and massive beats, rolled on by a needle under your skin acting like an analgesic called synthesizer. A pure harrowing track in these last 30 seconds.

Ghetto is thus a supplement to Lab Monkey. Second track of the EP, from the one he took his name, activating the Ghetto turbine once again. Hats, snares and sounds effects are here to promise you having a great dark trip, like a ghetto high-voltage cable that could let go anytime. One of the most dangerous tracks of this EP. Like A Gaspar Noé movie in his most frenzied moments. Another analgesic. The start of Hooker is rather melancholic. A pavement-walking whore to who night-club music is dedicated. Less violent than the previous one, but still reasoning.

5AM is the most MDMA doped track of the EP. A track made for driving to an unknown destination. An eventual soundtrack to a more dark and tensed Drive movie. Once again, the “turbine” takes all its sense throughout cross faded sound distortions, and a deafening melody…
The little brother of “Stress”, Irreversible’s OST track by Bangalter, has indeed taken the same directions as his elder brother, to deliver us the same message.

Certainely the most provocative track of the EP, IllumiNAZI’s beats could be associated to Mauser Karabiner’s gun fires. Also being an experimental track, the female voice asking to stop makes us wonder : stop what ?

On a dubstep bass background with hard techno beats, it’s SexVox’s turn. Transposed on an erotic scene as well as on a wild nightclub dance scene, it could fit a nightclub such as the Rectum (ref. Irreversible)

It’s as a group of 6 plot EP tracks that D-R-U-N-K’s musical release is also seen as a work of precision fitting dark, fusing and tensed pictures. The last word in the case of commonplace dance floor fugitives, a musical no-man’s-land which finally isn’t one, as it’s managed by the one who founded it : D-R-U-N-K, or the Devastating Turbine.

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