Le temps est venu, de laisser débarquer chez vous ce Sébastien Tellier, tôlier de la pop futuriste, l’Illuminé du contre pied, le prélude humain d’une divinité impalpable et pourtant présente, en vous laissant pénétrer par une énergie et un fantasme plus que révélateur grâce à sa déité qu’est My God Is Blue. Un bleu musical éternel.

C’est pile ce que Sébastien a fait, en live au Pont du Gard, et en y mêlant des morceaux de son album précédent produit par Guy-Manuel de Homem Christo : Sexuality. Une version divine de Divine en live, une très électro de L’Amour et la Violence, une danse triomphalement fun sur Sexual Sportswear, un solo classieux au piano de La Ritournelle de l’album Politics, le tout dans un environnement « Blue » pour se plonger dans l’essence de sa dernière galette, mis au jour avec le producteur Mr Flash. Pour toute personne masculine étant encore incertaine quant à son bord, il y aurait de quoi se graver dans l’homosexualité. Pendant tout le temps de son concert, Sébastien Tellier c’est, en plus d’être la maman de l’Alliance Bleue, la maman de la scène, avec une circulation d’un bout à l’autre sur le sol noir, afin d’inspirer les spectateurs à crier et à tendre les bras…
Plongé dans le délirant, quand Sébastien avoue à son public d’aimer le pâté très bas de gamme de chez Lidl, avoir eu des problèmes après avoir engrossé Angela Merkel, que Lionel Jospin fait très bien les pi**s avec sa bouche en miel, et finalement, Sébastien avouera avoir bu pour que ça soit encore « plus festif ».
C’est aussi un régal de voir manier la Maman de L’Alliance Bleue sa guitare aux sons de Yes It’s Possible pour faire se déshabiller le public, sous les projecteurs offrant un jeu de lumière s’accordant à l’univers de ses albums ; du rouge, de l’orange, du jaune pour Sexuality, du blanc, du bleu et une coupure d’éclairage pour My God Is Blue.
Le Pont du Gard en été il fait chaud, c’est indéniable, mais quand vous y rajoutez Sébastien Tellier, C’est ardant, et c’est torride, et on en redemande…

Sébastien Tellier, entre 2 :

L’Amour et la Violence :

Crédits: Merci à Fabien Breuil pour la photo d’entête